Quelques éléments de l'Histoire de Combles

Combles-en-Barrois est formé par le mot latin « cumulus » qui signifie sommet. En 1126, notre village était connu sous le nom de Cumblens. Les différentes appellations de Combles furent Cumbles, Cumblens, Cumili et en patois Combe. 

 

Des origines à aujourd'hui

 

Le village, mentionné dès 1126 dans le cartulaire de Jeand’heurs, se situe sur le versant d’un plateau sous lequel se trouve l’un des plus importants réseaux karstiques de France. Avant 1790, Combles dépendant, pour le spirituel, du diocèse de Toul, et, pour le temporel, du Barrois mouvant, bailliage et prévôté de Bar, présidial de Châlons-sur-Marne et parlement de Paris. Au XVIIIe siècle, le village abrite une cofrérie de charité ; en 1786, cette institution établit, dans une maison donnée par Charles Viard de Bar, une maison de filles, dirigée par une religieuse de Saint-Charles de Nancy. Cette œuvre est détruite au cours de la Révolution et ses biens sont vendus. Pendant la Seconde Guerre mondiale, des troupes américaines stationnent sur la base de Trois-Fontaines. Les activités de la commune restent essentiellement liées à l’agriculture.

 

Source : Le patrimoine des communes de la Meuse – Lorraine – Flohic Editions

 


 

 

Croix des Fusillés



                                     
 

Ce monument en forme de croix de Lorraine a été élevé par l’amicale des FFI de Bar le Duc pour rendre hommage aux sept maquisards d’Argonne fusillés le 23 août 1944, quelques jours avant la libération du Sud meusien ; leurs cadavres, enterrés sommairement dans un bois, ont été exhumés après le départ de l’occupant.
 

C'est à cet endroit au lieu dit "le champ Loyotte ", que furent tués les résistants originaire de Saône et Loire.

 

Ces jeunes résistants ont été fusillés par l'ennemi pour ne pas avoir accepté la défaite de 1940 et l'occupation de notre territoire et pour cela s'étaient enrôlés dans la résistance.

Suite à l'affaire de Clermont, où 6 allemands furent tués, le maquis de Boureilles, auquel appartenaient ces hommes fut attaqué et hélas démantelé.

Dans leur fuite pour regagner leur région d'origine, 8 maquisards furent arrêtés à leur descente de car à Petit Rumont .

Emprisonnés à Bar le Duc et après avoir subi toutes les tortures, 7 d'entre eux sont extraits 3 semaines plus tard, emmenés en forêt, contraints de creuser leur propre tombe, ils sont abattus.

 

Source : Le patrimoine des communes de la Meuse – Lorraine – Flohic Editions

 




 

Histoire du Château de Combles

 

 

 

 

                                                                                                                                   

S'il existe déjà un châtelain en 1212 et une maison forte mentionnée en 1333, l'histoire du château de Combles n'est connue qu'à partir de la fin du XVIe siècle. Il semble qu'à cette époque, il ait appartenu à la famille Camus qui l'aurait fait construire en 1571.

Quoi qu'il en soit, à la fin du XVIe siècle, il est la propriété de Nicolas Camus dit de la Chaussée-la-Vaulx, natif de Combles, avocat et conseiller à la chambre des comptes de Bar, archer des gardes du duc Henri qui l'anoblit en 1618.

A partir de la seconde moitié du XVIIe siècle, le château changea à plusieurs reprises de propriétaires, passant en 1664 dans la famille Morison par le mariage de Marguerite Camus avec Gabriel Morison, puis dans la famille Morel, leur fille Madeleine ayant épousé Antoine Morel, prévôt de Bar.

A la fin du XVIIe siècle ou au début du XVIIIe siècle, la terre de Combles fut achetée par Christophe Lombart et à la veille de la Révolution, elle appartenait à François Letirent de Villers, chevalier de Saint Louis.

En 1868, M. Saincère, maire de Bar, en était propriétaire. Il y fit exécuter des réparations et d'importants travaux d'embellissement en 1875 pour y habiter.

 

Description:

Elevé à l'entrée N du village, dans un grand parc bien entretenu, le château, construit à la fin du XVIe siècle (peut-être en 1571, selon une date portée sur la façade), est un bâtiment de plan massé en pierre de taille calcaire, coiffé d'un haut toit à croupes couvert de tuiles plates; il est prolongé à l'E et à l'O par deux ailes du XVIIIè siècle, sur le même alignement, couvertes de toits à faible pente, avec des fenêtres à linteau en arc segmentaire sur deux niveaux.

Repercé au XVIIIe siècle, exhaussé d'un niveau au XIXe siècle, sans doute en 1875, le corps central n'a conservé du XVIe siècle que son volume.

La porte d'entrée en plein cintre, à bossages en table, forme une avancée convexe sur la façade.

Au SO, les dépendances du XIXe siècle et un colombier de plan carré ferment la cour.

 

Source : Châteaux de France - Auteur : Mathey François - Editions : La Diffusion Française, Editions des Deux Mondes à Paris

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